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Le spectacle de stand-up avec lequel je suis parti en tournée cette année s’appelait « Nombrilisme ». Enfin une chance de parler ouvertement des sondes - que le public le veuille ou non.

Pour tout vous avouer, j’ai failli montrer une sonde en vrai. J’ai quand même plaisanté sur l’obligation du public à soutenir la communauté des sondeurs discrets et potentiellement embarrassés en parlant d’urologie de façon positive au monde entier. Faites-le en notre nom. Parce que parfois, nous avons honte ou nous ne voulons pas en parler. Le moins que les personnes ayant une vessie parfaitement fonctionnelle puissent faire, c’est de nous aider en prétendant qu’ils ont des problèmes de vessie - tout en sachant qu’ils n’en ont pas en réalité. Afin d’aider à changer la perception du public, j’ai proposé d’offrir à chaque membre de l’assistance une sonde afin qu’ils puissent la rapporter chez eux ou la laisser dans un lieu public de leur choix. Mais je n’avais pas envie de gâcher des sondes neuves dont la disponibilité est limitée. Je leur ai donc dit que j’avais gardé des sondes usagées à leur intention...

Évidemment, je ne l’ai pas vraiment fait. Mais cela a suscité une réponse satisfaisante de la foule.

C’était un spectacle expérimental. Me mettre à nu (pas littéralement) et essayer de proposer quelque chose de différent. Aussi, d’une certaine façon, c’était les ordres du médecin : Je vois mon urologue pour un contrôle annuel (c’est « annuel » - quelqu’un a mal entendu et a pensé que le check-up concernait, eh bien, une autre zone), et il sait que je fais du stand-up, et que j’ai souvent mentionné mon absence de nombril. Toutefois, il croyait, à tort, que je parlais également de l’auto-sondage.

Lors de ma dernière visite, il m’a dit à quel point c’était bien de parler de ces choses, afin d’essayer, même à petite échelle, de changer la vision des choses. Si l’un de ces spectateurs a un jour besoin d’une sonde - peut-être après un accident de la route, ou un cancer de la vessie - il ne pensera pas que sa vie est finie. Ils réaliseront que les personnes qui se sondent peuvent ressembler à ce comédien de stand-up qui se trouve face à eux.

C’est pour cette raison que je devais jouer ce spectacle urologique. Je n’y tenais pas particulièrement, mais c’était un bon moyen d’éliminer certaines choses qui me pesaient, de banaliser les problèmes de vessie... et d’effrayer la foule en leur disant que j’allais leur offrir des sondes usagées.

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