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« Mettez-vous sur le côté, s’il vous plaît... »

En route pour l’aéroport ! Les aéroports sont assez longs à traverser, même quand vous n’avez pas une vessie très lourde qui vous ralentit (avez-vous placé votre vessie dans votre valise vous-même, Monsieur ?). Voici mes trois conseils :

  1. Utilisez les toilettes lorsque vous en voyez. Vous ne voulez pas entamer la longue randonnée qui mène à la Porte Z128 en sachant que les seules toilettes se trouvent à plus d’un kilomètre derrière vous à côté du McDo. Que vous soyez sur le point d’embarquer, de monter dans un autocar ou de rejoindre votre hébergement, les toilettes les plus propres et les plus accueillantes sont probablement celles de l’aérogare. La plupart des pays réservent leurs meilleurs sanitaires aux aéroports, pour montrer à quel point ils sont civilisés – alors profitez-en au maximum.
  2. Prévoyez du temps pour passer la sécurité de l’aéroport. Vous avez fait vos bagages (et réparti vos dispositifs médicaux dans plusieurs sacs, j’espère... au cas où il manquerait une valise à l’arrivée...). Maintenant, les bagages à main et vous-même allez être scannés et éventuellement fouillés. Je me prépare toujours à être fouillé : mes quelques dizaines de sondes sont scannées et scrutées, je suis conduit dans un couloir sinistre, et je dois expliquer aux agents de sécurité ce qu’est cette maladie particulière de la vessie dont je suis atteint. Je pense souvent : « Ils n’ont qu’à interroger mes sondes. Je vais faire pipi là, tout de suite. Comme ça ils verront ! » Bon, en réalité, je n’ai été interrogé à ce sujet qu’une seule fois. J’ai montré une lettre de mon médecin (il vaut mieux en avoir une sur soi), et l’Interrogateur-en-Chef s’est montré super compréhensif. Ils en voient de toutes les couleurs là-bas. Ce n’est qu’une curiosité de plus. Pas encore de couloir sinistre pour moi...
  3. Prévoyez du temps pour vous rendre à cette porte d’embarquement. Je sais, moi aussi j’aime flâner à la librairie et manger dans ces fast-food où tout est hors de prix. Certains d’entre nous pourraient opter pour un petit scooter motorisé pour leurs déplacements. D’autres, comme moi quand j’étais petit, peuvent être tentés de chevaucher une valise placée sur un chariot (un peu dangereux mais amusant). Quoi qu’il en soit, ne manquez pas votre vol. Merci de voyager à bord de nos sondes, nous vous souhaitons un agréable séjour...

Les sondes en avion

Quant au voyage lui-même, il faut espérer qu’il ne soit pas trop long, même si c’est souvent le cas. Pour les longs trajets en voiture, les arrêts sont de toute manière nécessaires pour faire le plein de carburant et... vidanger.

Si vous voyagez en train, les toilettes sont comparables à celles des avions, mais attention aux trains sans sanitaires. Vous ne voulez pas que votre seule « op-pipi-tunité » soit l’ouverture des portes du train sur un quai de gare, pour un sondage chronométré, devant tout le monde. (Je ne l’ai pas encore fait, mais j’ai été tenté.)

En ce qui concerne ces fichus vols, les toilettes à bord manquent d’espace et les turbulences n’aident pas, mais quand il faut, il faut. Choisissez votre moment, essayez d’éviter les files d’attente, et assurez-vous que vous avez une sonde à portée de main. Pas top quand la sonde la plus proche se trouve dans un sac bourré au fond d’un compartiment à bagages dix sièges plus loin – ou pire encore, dans la soute.

Quand j’étais enfant, je voyageais avec deux ou trois sondes que je mettais dans une ancienne trousse de toilette de mon père. Je l’emportais chaque fois que je sortais - sauf la fois où je l’ai oubliée dans un avion, et n’ai réalisé le problème qu’à notre arrivée sur notre lieu de vacances. Nous avons appelé la compagnie aérienne et l’avons récupérée… Oups. Si les démineurs étaient intervenus, on aurait pu dire adieu à la trousse de toilette de mon père. Heureusement, j’avais emporté plus de sondes que nécessaire. Et désolé pour les services de sécurité qui ont pensé pendant un moment que j’avais fomenté un mauvais coup, alors qu’il s’agissait seulement des dispositifs d’urologie d’un enfant.

La prochaine fois : conseils pour le voyage en lui-même.

Les opinions exprimées ici sont de nature personnelle et anecdotique et ne doivent en aucun cas remplacer l’avis médical d’un professionnel. En cas de questions, vous devriez toujours consulter votre médecin ou votre infirmier(ère).

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