Le b.a.-ba de l’auto-sondage : Partir en vadrouille

Paul Young

21 avr. 2017

Partir en vadrouille


J’utilise une sonde pour la maison (je fais couler de l’eau du robinet dessus pour la lubrifier) et une sonde pour partir en vadrouille. Celle-ci est fournie avec un sachet d'eau à rompre (ça m’évite de faire le grand écart entre le WC et le lavabo).


Il m’arrive d’utiliser les toilettes pour handicapés. Mais c’est rare. Même si j’ai le droit de m’en servir d’un point de vue urologique, j’ai toujours peur de me sentir coupable si, en ouvrant la porte, je me retrouvais face à face avec quelqu’un de visiblement plus handicapé que moi. Il ferait « tss-tss ». Je ferais semblant d’avoir une prothèse et de la traîner derrière moi, comme si c’était une blessure de guerre. Je partirais en boitillant et me redresserais au fur et à mesure, comme Kevin Spacey à la fin du film « Usual Suspects ».


La copine dont je parlais plus tôt s’est un jour disputée avec une femme qui patientait derrière la porte d’un WC pour handicapé. « Vous n’êtes pas handicapée ! », lui hurla la dame de mauvais poil. « Ah oui ? Alors qu’est-ce que c’est que ça ? » a répondu mon amie. Sur ce, elle lui a lancé sa sonde usée. Non pas que j’approuve ce genre de conduite, mais c’était assez amusant et, pour sa défense, mon amie m’a dit qu’elle n’avait pas du tout l’intention de lâcher la sonde. (Ben voyons).

 

Les opinions exprimées ici sont de nature personnelle et anecdotique et ne doivent en aucun cas remplacer l’avis médical d’un professionnel. En cas de questions, vous devriez toujours consulter votre médecin ou votre infirmier(ère).

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